Biographie : quelques repères
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1903 |
21 février, au Havre, naissance de Raymond Queneau, fils unique d'Auguste Queneau et de Joséphine Mignot, merciers. |
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1908 |
Lycée du Havre : généralement bon élève. Par ailleurs, curieux de langues, d'histoire, de sciences... Son père l'emmène souvent au cinéma. Il lui arrive d'écrire : des poèmes, des romans, l'histoire de pays imaginaires. |
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1918 |
Il brûle beaucoup de ses "papiers de jeunesse" et lit de plus en plus : lire sera une occupation intense tout au long de sa vie. Amis havrais : Raymond Las Vergnas, Georges Limbour ... |
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1920 |
Ami de Louis et Jean-Baptiste Piel. Après le bac, monte à Paris et s'inscrit en Sorbonne en philosophie. |
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1922 |
Il passe deux mois de vacances en Angleterre, et en automne, s'inscrit en sciences. |
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1923 |
Début d'asthme. |
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1924 |
Il fréquente des Surréalistes, comme Soupault, Leiris et Breton, et se met à participer aux travaux et publications du groupe. |
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Service
militaire : zouave en Algérie et au Maroc. |
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1927 |
Rendu à la vie civile, il cherche un emploi, notamment employé au Comptoir National d'Escompte à Paris. Reprend avec plus d'intensité sa fréquentation des Surréalistes, notamment le groupe des Prévert, Marcel Duhamel et Tanguy. |
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Il épouse
Janine Kahn, belle-sur de Breton. Le couple
s'installe au square Desnouettes à Paris. |
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1929 |
Rupture avec Breton. |
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1930 |
Désuvrement. Il commence à s'intéresser aux fous littéraires. |
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1931 |
Il écrit dans la La Critique sociale, revue communiste de Boris Souvarine. Autre petit job : place des nappes publicitaires. |
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1932 |
Il commence à suivre les cours publics d'Alexandre Kojève, d'Alexandre Koyré et Charles-Henri Puech (philosophie, histoire des religions). Il commence aussi plusieurs années de psychanalyse. Voyage en Grèce, où il entame son uvre littéraire. |
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1933 |
Parution du Chiendent, qui sera bien accueilli par la critique et qui lui vaudra le Prix des Deux-Magots. |
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1934 |
Naissance de son fils unique, Jean-Marie. Parution de Gueule de Pierre, mais refus pour son Encyclopédie des sciences inexactes. Correspondance notamment avec Jean Hélion, Henry Miller. Traduit, sous le nom de Jean Raymond, le Mystère du train d'or d'Edgar Wallace. |
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1936 |
Parution des Derniers jours. Il s'installe (définitivement) à Paris, rue Casimir-Pinel. Job : il commence la publication des questions quotidiennes sur Paris : (Connaissez-vous Paris ?) pour le journal l'Intransigeant. Il effectue diverses traductions françaises d'uvres en anglais, notamment Vingt ans de jeunesse de Maurice O'Sullivan. |
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1937 |
Parution d'Odile et de Chêne et chien. Il traduit Impossible ici de Sinclair Lewis. |
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1938 |
Parution des Enfants du Limon. Il devient lecteur d'anglais aux éditions Gallimard. |
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1939 |
Parution d'Un rude hiver. Mobilisé en Vendée. |
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1940 |
Démobilisé. Sa famille se réfugie à Saint-Léonard-de-Noblat, chez le peintre Elie Lascaux. |
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1941 |
Parution des Temps mêlés. Emploi de secrétaire général aux éditions Gallimard. |
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1942 |
Parution de Pierrot mon ami. |
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1943 |
Parution des Ziaux. |
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1944 |
Parution de Loin de Rueil. Il participe à la lecture de la pièce de Picasso Le désir attrapé par la queue. Il donne des poèmes et des textes pour des revues clandestines. Il fait partie du Comité national des écrivains et publie dans la revue de résistance Front national. |
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1945 |
Il acquiert le statut de journaliste professionnel. Intensification de ses activités radiophoniques. |
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1946 |
Parution de l'Instant fatal. Il commence à fréquenter les caves de Saint-Germain. Il traduit Peter Ibbetson de George Du Maurier. |
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1947 |
Parutions des Exercices de style et de Bucoliques. Il entreprend des scénarios dont beaucoup sont restés inédits. On est toujours trop bon avec les femmes sort aux éditions du Scorpion sous le pseudonyme de Sally Mara. Pendant les années qui suivent, il participera à diverses démarches contre la censure. Décès de son père. |
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1948 |
Parution de Saint-Glinglin. Membre de la Société mathématique de France. |
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1949 |
Exposition de gouaches dans une galerie parisienne. Juliette Gréco et les Frères Jacques interprètent ses textes. A Biarritz, il participe au Festival du film maudit, et suit le festival de Cannes. |
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1950 |
Parution du Journal intime de Sally Mara aux éditions du Scorpion. Parutions de la Petite cosmogonie portative et de Bâtons, chiffres et lettres. En voyage à New York, Boston, Philadelphie. Chansons du ballet La croqueuse de diamants. |
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Membre de
l'Académie Goncourt. Continue à être présent à
travers la presse, dans diverses activités culturelles
(mises en scène, scénarios, conférences ...). |
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1952 |
Parutions du Dimanche de la vie et du recueil Si tu t'imagines. Membre du jury du festival de Cannes. |
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1953 |
Il traduit l'Ivrogne dans la brousse d'Amos Tutuola. |
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1954 |
Directeur de l'Encyclopédie de la Pléiade. |
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1955-1957 |
Participations cinématographiques : dialogues de Monsieur Ripois, dialogues français de La Strada, chansons de Gervaise ... Tournage et écriture du Chant du Styrène. |
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1956 |
Edite l'enquête Pour une bibliothèque idéale. |
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Parution
de Zazie dans le métro. |
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1960 |
Décade de Cerisy : naissance de l'OuLiPo. |
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1961 |
Parution des Cent mille milliards de poèmes. |
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1963 |
Parution de Bords (recueil d'articles sur les sciences). |
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1964 |
Travaille à une analyse matricielle du langage. |
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1965 |
Parutions des Fleurs bleues et du Chien à la mandoline. |
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1966 |
Parution d'Une histoire modèle. |
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1967 |
Parution de Courir les rues. |
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1968 |
Parutions de Battre la campagne et du Vol d'Icare. Présentation de ses suites s-additives (théorie des nombres). |
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1969 |
Parution de Fendre les flots. |
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1970 |
Il quitte le jury Goncourt. |
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1972 |
Décès de Janine. |
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1973 |
Parution du recueil d'articles Le Voyage en Grèce. |
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1975 |
Parution de Morale élémentaire. |
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1976 |
25 octobre, décès de Raymond Queneau. |
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1981 |
Publication du recueil de nouvelles et textes courts Contes et propos. |
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1996 |
Publication des Journaux 1914-1965. |